dimanche 6 avril 2014
AMSTERDAM : le "Nouveau" Rijksmuseum
La réouverture du Rijksmuseum après 10 ans de fermeture pour travaux a été un évènement très attendu dans le monde de la culture. Je n’ai pas connu le musée avant sa fermeture pour travaux, je vais donc m’attacher à décrire sa découverte par un visiteur de 2014. La muséographie a été confiée à l’architecte français Jean-Michel Wilmotte, mais à mon grand regret l’aménagement intérieur de ce très beau bâtiment n’a rien d’innovant. Tous les murs sans aucune exception sont peints dans un ton gris qui rend les salles mornes. Certains tableaux accrochés en hauteur disparaissent totalement dans les reflets de la lumière. Dans les espaces de jonction entre les différentes salles on retrouve d’énormes autocollants publicitaires collés sur les vitres, une manière de remercier les mécènes ? Cela choque un peu. On retrouve des outils de médiation numérique en grande quantité mais uniquement au rez-de-chaussée alors qu’ils sont absents dans tout le reste du musée. Il y a une tablette devant chaque vitrine, ou presque, sans que l’on comprenne quelle est sa réelle utilité.
Au crédit de ce réaménagement, une circulation entres les différents espaces et salles agréable et très bien indiquée. On y retrouve pour de nombreuses œuvres les grandes feuilles plastifiées détaillant les éléments importants des tableaux célèbres (toujours utiles si l’on ne s’est pas muni d’un audio guide), disponibles en suffisamment d’exemplaires pour que chacun y trouve son compte.
Pour conclure même si la muséographie peut laisser perplexe à bien des égards, les œuvres présentées sont à elles seules un argument de poids pour vous encourager à aller visiter ce musée !
jeudi 27 mars 2014
BALE : la nuit des musées; les secrets d'un événement à succès
Bâle
était « the place to be » le vendredi 17 janvier :
centre-ville, commerce et places se sont animées au rythme de la
culture. Après avoir obtenu un billet gratuit pour le moins de 25
ans, j’utilisais la navette spécialement mise en place à
Saint-Louis (Fr), pour me rendre à la Nuit des Musées de Bâle. Accompagnée de deux amies, que j’ai
pu vivre un périple à travers 8 institutions culturelles en
une seule nuit: 6 musées (Spielzeug Welten Museum, Historisches
Museum, Antikenmuseum, Kunstmuseum, Museum der Kulturen,
Natürhistorisches Museum), la cathédrale (Basler Münster) et les
archives cantonales (Staatsarchiv).
Tout
au long de cette soirée, je découvrais un univers culturel
dynamique, dans une ambiance chaleureuse et festive. Une foule plutôt
familiale et jeune avait pris possession du cœur de la ville. Des
animations de qualité et particulièrement attractives étaient
proposées : maquillage, déguisement et shooting photo en
Marylin Monroe au musée du jouet, combat de chevaliers sur Wii et
troubadours au musée historique, ou encore concert d’un chœur
d’homme au musée des Antiquités. Toutes ces activités
illustraient les expositions temporaires des musées : Private
Marylin au musée du jouet, Echte Burger – falsche
Ritter ? au musée historique et enfin Wann ist
man ein Mann ? au musée des Antiquités, pour ne citer
qu’eux.
Dans
une ambiance « after work » animée de sons et lumières,
il semblerait que toute la ville se soit donné RDV dans les musées,
autour d’un verre, d’un artiste ou d’une exposition. Au vu du
succès de cet évènement, j’ai ainsi pris pleinement conscience
du dynamisme culturel de la ville de Bâle, où le musée n’est pas
seulement un témoin du passé, mais prend une dimension sociale dans
le sens où il permet la rencontre et le divertissement. D’ailleurs,
tout se résume au slogan de la ville de Bâle : « Culture
unlimitted ».
lundi 24 mars 2014
Jeu vidéo : l’expo
Le monde des musées et les jeux vidéos, deux monde à priori si distant et pourtant ! La Cité des Sciences propose pour la deuxième fois en France une grande exposition temporaire sur le sujet, la première, MuseoGames, fut réalisée par l’association MO5 au CNAM de juin 2010 à mars 2011. Cette présentation met à disposition non seulement des bornes d’Arcades et différents jeux mais elle permet également au visiteur de découvrir l’univers du jeu-vidéo, ses attentes, son évolution et ses principaux acteurs. Au fil de l’exposition le visiteur découvre les portraits vidéo de personnalités du monde du jeu comme Marcus (journaliste, animateur, testeur et écrivain français), ou bien d’anonymes, qui partagent leurs expériences et leur vécu. La dimension sociétale n’est pas oubliée, l’exposition laisse la parole à des sociologues, des psychologues qui nous éclairent sur des points précis tels que la violence, l’addiction, l'éducation,... Pour les visiteurs les plus férus l'exposition présente les métiers liés à la conception d’un jeu (qualifications, ateliers,…).
Pour la première fois, en France, il est possible d’accéder à une présentation exhaustive de cet « objet culturel » qui se développe depuis prêt de 40ans et qui touche aujourd’hui une part importante de la planète avec un fort impact sur l’économie mondiale (53milliards de chiffre d’affaire annuel). L’exposition est accessible même aux non-initiés comme les parents-accompagnateurs qui pourront se laisser aller à découvrir la passion de leurs petits garnements !
Pour la première fois, en France, il est possible d’accéder à une présentation exhaustive de cet « objet culturel » qui se développe depuis prêt de 40ans et qui touche aujourd’hui une part importante de la planète avec un fort impact sur l’économie mondiale (53milliards de chiffre d’affaire annuel). L’exposition est accessible même aux non-initiés comme les parents-accompagnateurs qui pourront se laisser aller à découvrir la passion de leurs petits garnements !
Jean-Sébastien DEBORD
dimanche 23 mars 2014
Cité des sciences : quand la culture est jeu (vidéo)…
La
Cité des Sciences et de l’Industrie propose jusqu’au 24 août 2014 une exposition dédiée à une « Nouvelle ère culturelle » : le
monde du jeu vidéo.
Dès
l’entrée de l’espace dédié, le visiteur est happé par un monde électronique,
électrique. Les formes sont géométriques, à l’image du célèbre jeux de la
marque Tétris, des personnages en pixels, des néons blancs rappelant les
circuits électroniques de nos chers ordinateurs. La première impression est excitante,
la curiosité est attisée et très vite, le visiteur veut tout voir.
Sans
véritable parcours, les espaces sont regroupés en fonction des thèmes
abordés : l’histoire de ce nouvel objet culturel en plein essor, la
fabrique du jeu vidéo et le rapport entre la société et le jeu. Des jeux et
autres expériences « vidéoludiques » viennent compléter l’approche
scientifique… pour la plus grande joie des visiteurs ravis de pouvoir se
divertir. L’exposition est faite par des passionnés du genre mais ouverte à
tous. Elle permet de mieux comprendre les pratiques passées, de se rappeler l’origine
du jeu vidéo, et de se rendre compte que d’une simple application de ping-pong,
le monde du jeu vidéo s’est transformé en une véritable industrie mondiale, une
pratique culturelle nouvelle bien particulière.
Seul
bémol : le temps d’attente pour pouvoir jouer est long !
Caroline MOSER
samedi 22 mars 2014
SAINT-PETERSBOURG : 70 gardiens moustachus au musée de L’Ermitage.
Catherine II, Tsarine éclairée, amie
des artistes et autres lumières du XVIIIème siècle, fût une grande collectionneuse
d’œuvres. Elle crée, à partir de ses collections le musée de l’Ermitage, il est
aujourd’hui le plus important de Russie mais aussi le plus grand du monde par
le nombre d’œuvres exposées. Il réunit les maitres de la peinture et de la
sculpture occidentale sans oublier les collections de la préhistoire et de l’antiquité.
La tsarine, inquiète de la conservation
des œuvres d’art face aux rongeurs, pris une initiative dont elle n’aurait sans
doute pu deviner la durée de mise en application. Elle imposa la présence de
chats au palais lors de la création du musée en 1764. L’institution emploie encore
70 félins fichés dont les compétences de gardiens sont attestées. Cachés dans
sous-sols et greniers, les fameux matous sont devenus le symbole des lieux
au-delà de leur rôle de chasseur plus vraiment valable. Le musée célèbre d’ailleurs
« la journée des chats de l’Ermitage ». Entre architecture, et œuvres d’art le chat
est devenu l’un des patrimoines
des lieux.
Pourquoi ne pas leur confier le
gardiennage des salles? Ils savent occuper une chaise, ont un odorat
infaillible, franchement le chat gardien de musée aurait bien pu changer le
cours de l’histoire des grandes œuvres agressées ou volées. Quel aurait été le
destin de La Joconde alors ?
Justine ROBARDEY
![]() |
| Rome, forum de Trajan |
vendredi 21 mars 2014
WESSERLING (68) Ecomusée du textile : la crise, le budget et la culture...
L’appropriation du patrimoine local.
De nos jours le secteur culturel est pris en étau par les restrictions budgétaires multiples au premier rang desquelles celles du Ministère de la Culture. Les baisses laisseraient à penser que la secteur devient d’un intérêt second. Le Parc de Wesserling est aujourd'hui menacé par la réduction sensible des subventions octroyée par le Conseil Général du Haut-Rhin. Une pétition de soutien a été mise en place pour en demander la réévaluation. L’appropriation du site est un moyen de montrer qu’il a vocation à exister, qu’il est ancré dans son territoire.
Un danger : la fermeture.
Trop souvent les institutions locales sont touchées par des restrictions qui menacent leur survie. Quelle conscience y a-t-il des risques engendrés pour la valorisation territoriale, la culture muséale ? Toutes les organisations patrimoniales sont concernées mais si les grandes institutions du secteur réussissent à résoudre les manques créés, cela est plus complexe pour les musées locaux. Quels sont les risques que la fermeture de lieux culturels dynamiques et valorisants font courir à un territoire ? En tant que futurs professionnels, ces questionnements sont au cœur de nos préoccupations : ils nous font connaître les enjeux avec lesquels nous devrons savoir composer, en stage ou en poste.
Charlène BERNARD
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